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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 22:40


Ces impérialistes qui ne supportent pas qu'un peuple prenne en main son destin et qui n'acceptent pas que la volonté du peuple s'exprime au détriment de leurs préconisations, veulent nous faire une leçon de morale et de démocratie à travers la pensée unique et les médias en nous vendant la situation en Egypte comme un coup d'état.

Ceux là même qui nous parlent de démocratie et de droits de l'Homme, que pour mieux déstabiliser et renverser un régime aux profits de leurs propres intérêts économiques et qui fomentent des coup d'états dans le même but, crient au loup, quand ils ne sont pas à la manette.

C'est justement parce qu'il ne s'agit en aucun cas d'un coup d'état mais plutôt de la volonté spontanée d'un peuple, qui ne veut plus se voir imposer un pouvoir autoritaire fondé sur des préceptes religieux qui est à l'origine de ce mouvement.

Je rappelle qu'un coup d'état consiste à s'emparer du pouvoir et à l'occuper sans partage et sans consultation de la population, ce qui n'est pas le cas ici. Non seulement l'armée à transmis le pouvoir à un nouveau président mais en plus, elle va veiller à ce que des élections s'organisent et se déroulent dans les meilleurs conditions.

Sous entendre et souffler sur la braise d'un éventuelle coup d'état en Egypte porte à espérer une guerre civile dans le but de vendre des armes. Evidemment, le Qatar qui soutient les frères musulmans est prêt à faire le chèque.

Toute personne qui soutiendrait ce genre d’allégation se rendra responsable de l'évolution de la situation en Egypte.

Le rôle de la communauté internationale est maintenant, de veiller à ce que la transition démocratique s’opère le plus rapidement possible, dans la paix et dans la plus grande sérénité.

Léa GUEZO

 

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 10:25

Aux grands de ce monde présents au G8, je voudrais citer respectivement Cicéron et Ernest Hemingway qui disent :
"Quand les armes parlent, les lois se taisent" et 
"Qu'elle soit nécessaire, ou même justifiée, ne croyez jamais que la guerre n'est pas un crime".

A V. Poutine, je demande de tout mettre en place pour favoriser la tenue d'une conférence de Genève, le plus rapidement possible car l'opinion internationale ne comprendra plus son refus face à la volonté des occidentaux de donner une issue politique à ce conflit. 


Il doit savoir que la responsabilité est aujourd'hui dans son camp et comme le dit Hérodote "Personne n'est assez fou pour préférer la guerre à la paix : dans la paix, les fils ensevelissent leur père ; dans la guerre, les pères ensevelissent leurs fils".

Aux occidentaux, je demande d'accepter l'Iran autour de la table des négociations, car pour la Russie, il s'agit d'une pièce maîtresse dans ce conflit. 


Et je dis aux occidentaux, ce n'est pas parce qu'ils mettent en pratique la pensée d'André Suarès : "Comme on fait la guerre avec le sang des autres, on fait fortune avec l'argent d'autrui" qu'il faut surenchérir.

 


Léa GUEZO

 

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 00:26

Je croyais que la France intervenait au Mali afin d'assurer son intégrité territorial.

 
Alors expliquez-moi pourquoi, l'armée malienne est interdite de se déplacer librement sur son propre territoire, à l’occurrence dans le nord et pourquoi le MNLA n'est pas encore désarmé comme les autres groupes terroristes ?

De qui se moque-t-on ?

Une guerre au Mali pour rien, où plutôt pour sauver le MNLA (les touaregs) de leurs camarades de lutte, islamistes (Mujao et Ansar Dine) qui ne faisaient pas parti du contrat Elyséen et avec lesquels la France n'a pas du tout envie de partager le gâteau malien.

Il faut reconnaître qu'ils feraient de piètres gardiens de territoires (pétroliers et gaziers) que le MNLA avec qui la France a des liens privilégiés de longue date. 
La France se sent redevable du MNLA, après tant de promesses non tenues.

Ce qui est injuste, c'est que ce soient les maliens qui paient la facture, par la confiscation de leurs territoires et de leurs richesses.

Ces pauvres maliens qui pensaient naïvement que la France était venue à leur secours pour le "bien être" de l'humanité.

Le dénouement actuel nous permet de dire que la France est intervenue au Mali dans le but de sauver ses intérêts en protégeant les dépositaires de ses intérêts (le MNLA) et ses 6.000 ressortissants.

Que ce soit SARKOZY ou HOLLANDE, le feuille de route reste la même, seul le discours change.

 

Parler de l'AZAWAD, c'est faire un hold up et violer le territoire malien.

L'AZAWAD n'a jamais existé, dans la mesure où il s'agissait d'une idée de quelques colons français qui souhaitaient récompenser les touaregs de leur participation à la guerre en Algérie (en 1958, bien avant l'indépendance du Mali en 1960).

Léa GUEZO

 

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 22:36

Il y a un complot contre le Mali, à la fois contre son territoire et contre ses ressources pétrolières et gazières.

Un complot qui consiste à installer les touaregs sur ces régions gorgées de richesses.


Les touaregs, en arabe Targui-Touareg sont des habitants du Sahara central originaire de l'Algérie et de la Libye et non du Mali.

Ce sont les descendants des premiers habitants de l'Afrique du Nord, ils parlent le berbère.
Nomades, les touaregs ont accéléré leur sédentarisation depuis la seconde moitié du XXe siècle en occupant les bordures du Sahel (Niger, Mali, et Burkina Faso).
Ainsi, les touaregs sont présent aujourd'hui dans les cinq pays (Algérie, Libye, Niger, Mali, Burkina Faso).

 

Comment expliquez-vous que les islamistes aient occupé exactement les seules zones gorgées de pétrole et de gaz. 

 

http://www.islametinfo.fr/2013/01/21/carte-mali-un-pays-qui-interesse-par-son-petrole-son-gaz-et-ses-mines-dor/


Le scénario de départ était la partition du Mali en au moins deux territoires, le nord occupé, pour le MNLA (les touaregs à qui les anciens occupants de l’Élysée avaient promis ce territoire contre leur contribution à la guerre en Libye, souvenez-vous, le représentant du MNLA avaient été reçu à l'Elysée à la fin de l'occupation du nord) et le sud sans ressources aux maliens déposséder ainsi des richesses de leur propre pays. 

Les touaregs ont eu le malheur dans leur entreprise de conquête du nord d'associer leurs amis de guerre (en Libye), les islamistes.

Ce n'est pas aux pays du Sahel (Niger, Mali, et Burkina Faso) de régler la question Touaregs mais à l'Algérie et à la Libye dont ils sont originaires, de leur rendre une partie du territoire de leurs ancêtres que les arabes ont occupés.
Ce n'est pas parce que les pays du Sahel (Niger, Mali, et Burkina Faso) ont permis l'installation des Touaregs sur leurs territoires pendant des décennies qu'ils vont s'approprier ces territoires.

Et pourquoi le Mali et pas le Niger ni le Burkina Faso ?

C'est comme si tous les français d'origines étrangères occupaient le sud de la France et décidaient d'en demander l'indépendance ou l'autonomie.

 

Ce n'est ni à la France ni à l'Union Européenne, sous prétexte d'une intervention au Mali, de décider ou d'imposer aux maliens leur vision du Mali.

Les touaregs non content d'avoir ramener les islamistes pour terroriser et détruire la population malienne, refusent maintenant de discuter avec les maliens, c'est bien la preuve qu'ils n'ont rien de malien.

Même si en 1958, l'administration française qui gouvernait le Mali, avait aspiré à l'autonomie d'un territoire appelé Azawad, qu'elle avait situé dans le nord Mali. Il faut dire que l’indépendance du Mali en 1960 à mis fin à cette aspiration coloniale, d'où l'entrée en rébellion des touaregs à qui la France coloniale avait fait miroiter un territoire. 

 

Ce n'est pas au Mali d'honorer la promesse de la France faite aux touaregs, ni de servir de récompense quant à la participation des touaregs aux côtés de la France lors de la guerre d'Algérie.

 

Le peuple Mandingue, les dignes fils de SOUNDIATA KEITA ne doivent pas céder au chantage à la reconstruction, au piège de la réconciliation et au diktat d'un avenir malien forgé par la France.

 

Léa GUEZO

 

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 08:36

Mise en difficulté par le jeu des alliances, à quelques mois des élections, la chancelière Angela Merkel a estimé, dans un entretien accordé au Bild ce jeudi, que le SMIC est la cause de la flambée du chômage en Europe (La Tribune).

 

La Merkel veut nous faire croire que sa politique axée sur l'austérité et l'Europe des marchés n'a rien à avoir avec la flambée du chômage en Europe. 

Sa déclaration sonne comme un aveu, son incapacité à mettre en place le salaire minimum dans son pays, montre sa volonté d'utiliser les bas salaires comme une arme économique pour maintenir son avance sur les autres pays européens.

 

La Merkel veut nous la jouer à la Thatcher (Margaret Hilda).
Dès qu'une situation ne lui convient pas, elle se braque et c'est " Nein ! Nein ! Nein !".

Trois solutions pour lui faire entendre raison :

- L'isoler par rapport au 26 autres, ce qu'elle déteste ;

- Faire semblant d'aller dans son sens, tout en faisant qu'à sa tête, ce qui l'agace sérieusement ;

- Lui faire du charme, comme l'ancien chef de l'état, Nicolas SARKOZY, 
même si à ce jeu, elle est passée maître, cela détend l’atmosphère.

Le mieux, serait d'appliquer subtilement, les trois solutions à la fois, à son insu. 
Comme elle nous la joue à la Thatcher, nous allons la lui rendre de la sorte (cf. les membres du parti conservateur British).

 

Si la Merkel veut que son "précieux" (l'EURO) arrive à bon port,
elle a intérêt à donner du temps aux hobbits que nous sommes de marcher à notre rythme.

 

Léa GUEZO

 

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 17:23

Les provocations du dirigeant nord coréen, Kim Jong-un doivent avant tout, être interprétées comme un double appel à l'aide à l'endroit de la communauté internationale.

 

Le premier, relève d'un sentiment de chaos et d'impuissance résultant de la perte d'un être cher (son père), autour de qui il a tout construit. 

Cette souffrance insurmontable rend le deuil impossible et engendre des comportements d'autodestruction.

Alors, ce brave  Kim Jong-un, veut jouer au soldat et oublie que ces concitoyens n'ont pas les mêmes envies suicidaires que lui.

 

Le deuxième est lié au développement économique de son pays, une charge angoissante, une inquiétude pour l'avenir et la peur de l'échec.

 

Les Etats-Unis et la Corée du Sud, au lieu de rentrer dans une surenchère de démonstration de force avec la Corée du Nord, devraient plutôt rassurer son dirigeant, Kim Jong-un de toute leur amitié et de leur soutien tout en lui proposant des partenariats économiques. 

 

Comme la Chine et la Russie, lui proposer un accompagnement dans le développement économique de son pays. 

 

Parce que voyez-vous, sans pouvoir l'avouer, notre soldat en herbe voudrait avoir les mêmes relations privilégiées avec les Etats-Unis comme son voisin Sud Coréen.

 

Alors faites-lui une petite place dans la cour des grands et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes.

 

Léa GUEZO

 

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 19:56

Concernant la situation en Syrie, Monsieur Ban Ki-moon, dans son allocution du 2 août dernier, à l’ouverture de l’Assemblée générale sur la Syrie, a parlé « d’une guerre par procuration » tout en évitant, soigneusement d’utiliser le terme de guerre civile.

 

La Syrie ferait donc l’objet d’une guerre par procuration, dont les enjeux résident dans un bras de fer, que se livrent les grandes puissances pour un nouvel équilibre mondial, une sorte de remise en cause de l’hégémonie occidentale par Moscou et ses alliés.

 

En effet, la Charte de l’ONU est fondée sur le respect de la souveraineté des États membres, c’est pourquoi les occidentaux n’apprécient guère les trois doubles vétos dont la Russie et la Chine ont fait usage au Conseil de Sécurité, empêchant ainsi une intervention militaire en Syrie.

 

Ils accusent la Russie et la Chine de vouloir préserver leurs intérêts économiques en Syrie et critiquent sévèrement l’inaction et la position du Conseil de Sécurité.

Il faut dire que les Etats-Unis sont impatients de voir réaliser leur projet pour un Grand Moyen-Orient, lancé par George W. Bush, juste après l’intervention américaine en Irak, en 2003.

 

A défaut de violer le droit international en bombardant Damas, les gouvernements occidentaux, la Turquie et les Etats du Golfe (l’Arabie saoudite et le Qatar) arment, équipent et entraînent  au combat les insurgés.

 

Parmi ces derniers se trouvent des jihadistes venus du Maghreb, de Libye, d’Afghanistan, du Pakistan, du Golfe et même de Tchétchénie, ainsi que des groupes takfiristes, des mercenaires venus des camps d’entrainement dirigés par la CIA en Turquie  et des escadrons de la mort selon certaines sources.

 

Le 22 juillet dernier, le Sunday Express (Londres) soulignait que « d’anciens agents des Forces spéciales du SAS forment les rebelles syriens en Irak … aux tactiques militaires, au maniement d’armes et aux systèmes de communication »… et qu’ « un programme de commandement est mené en Arabie Saoudite ».

 

Le journaliste et photographe néerlandais Jeroen Oerlemans,  enlevé en Syrie, retenu dans un camp "jihadiste" et libéré jeudi dernier, a témoigné vendredi à la télévision néerlandaise en affirmant qu’

 « il n'y avait aucun Syrien présent » parmi les combattants qui l’avaient retenu, que « c'était tous des jeunes venus d'autres pays, d'Afrique, de Tchétchénie...". http://www.lexpress.fr/actualites/1/economie/syrie-un-journaliste-libere-affirme-qu-il-n-y-avait-aucun-syrien-dans-le-camp-jihadiste_1143382.html

 

Preuve que la situation en Syrie, loin de refléter une contestation interne, Syro-syrienne, relève des ingérences directes des dirigeants occidentaux qui nourrissent secrètement d’user d’un droit d’ingérence humanitaire (« une escroquerie intellectuelle… utilisée par les puissances coloniales pour conquérir le monde » dans l’exercice de la loi du plus fort- Réseau Voltaire).

 

Ce qui voudrait dire que le droit humanitaire international s’applique dans toute la Syrie, et qu’il pourra être invoqué pour justifier des poursuites pour crimes de guerre. Pour cela, il faut que soit observé sur le terrain, le caractère civile de cette guerre. D’où la volonté délibérée des média- mensonges et de la coalition à montrer et développer cette thèse.

 

Selon le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, le massacre de Houla du 25 mai dernier a été perpétré par les forces d’opposition en accord avec l’Armée syrienne libre (ASL). http://www.mondialisation.ca/PrintArticle.php?articleId=31412

 

Après avoir échoué à Homs puis à Damas, l’ASL (l’Armée Syrienne Libre) et leurs alliés occidentaux essuient un cuisant revers dans les combats à Alep.

Les insurgés ne s’attendaient pas à une telle résistance de la part de l’armée syrienne nationale. Sur tous les fronts, les troupes régulières attaquent les quartiers des rebelles, détruisent leurs QG et leurs points de ravitaillement.

 

Le succès de l’armée syrienne régulière, repose sur le soutien de la population qui leur donne des informations sur les cachettes et les zones de ralliement de ceux qu’ils considèrent maintenant comme des "extrémistes étrangers", tant ils ont commis des actes de barbarie et semé la terreur dans toutes les campagnes et villes qu’ils ont occupé.

Ce qui marque un tournant décisif dans la crise syrienne.

 

Face aux échecs successifs des rebelles, les occidentaux cherchent des échappatoires :

- Ainsi, la Croix rouge vient de déclarer que le conflit en Syrie est désormais une “guerre civile” ;

- Washington laisse entendre que le régime de Bachar-el Assad veut utiliser contre sa population, une partie de son arsenal d’armes chimiques (recours au schéma Irakien) ;

- Les dirigeants occidentaux invitent le CNS (Conseil National Syrien) à former un gouvernement qu’ils s’empresseront de reconnaître (recours au schéma Lybien).

 

Dans ce conteste, comment ne pas interpréter le départ de l’ONU comme un laissé-passé pour une intervention militaire  qui ne porte pas son nom, tant les prétextes sont nombreux.

 

En attendant, des dizaines  de civils  meurent tous les jours, dans la bataille que se livrent les deux armées, et par procuration les deux blocs, occidental et russo-chinois. 

 

Il ne s'agit plus de perdre ou de gagner, mais de mettre fin à cette barbarie en faisant respecter le droit international, ce pour quoi l'ONU a été créée.

 

Léa GUEZO

 

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 23:18

Il est fréquent que le point commun de toutes les tendances d'une société soit un point aveugle d'ententes tacites que ne découvrent que les historiens, plusieurs décennies plus tard. Ainsi voit-on, un quart de siècle plus tard, que les oppositions, les divergences, les conflits entre fascistes italiens, nationaux-socialistes allemands, staliniens soviétiques, nationaux européens confirmaient un partage du monde qui méprisait les pays colonisés d'alors, lesquels tenteraient de se regrouper, en défense, sous le terme de non-alignés, une façon pour eux de s'identifier de manière plus offensive qu'en se laissant donner du Tiers-monde. Cette partie exclue du monde, partie occultée, amputée de toute possibilité d'avancées populaires, partie non vue, insignifiante au regard des puissants.

Aujourd'hui encore les pays occidentaux continuent de procéder auprès de leurs population à travers cette mécanique du point aveugle. Sur Mediapart, la plupart sont lucides sur cette procédure du point aveugle apliquée, notamment, à la dette publique, où l'"aide économique" à un pays n'est en réalité à la fois qu'une injection d'argent aux puissances financières de ce pays et à la fois une obligation faite aux populations de payer le remboursement en sacrifiant leurs services publics et les solidarités nationales. Ceux qui écrivent ici en sont conscients...

Un point aveugle reste pourtant solidement ancré : la relation aux politiques d'immigrations, qui est faussée et dont on veut souvent oublier que ces politiques sont un moyen de dresser les populations les unes contre les autres, en créant du mépris et des rancoeurs, une fois distillé le poison de l'interdiction de séjour.

Je voudrais développer ci-dessous ce que je perçois de ce point aveugle appliqué aux articles traitant de la Syrie aujourd'hui :

Les rédactions des journaux qui se veulent objectifs et à gauche ont sans doute des raisons de vouloir clore les discussions enflammées, pourtant nous restons en demande de sérieuses informations sur la Syrie.

Trop souvent, on y trouve des ramassis de poncifs (sur les religions, sur l'armée libre, sur la société syrienne...). Très choquant et scandaleux de parler ainsi quand on sait le courage inouï des Syriens qui ont enfin osé (et au prix de quels sacrifices !...). Cela déssert fortement les Indignées de parler ainsi dans une pareille méconnaissance du dossier (non seulement la Syrie, mais aussi toute la région). Aucune connaissance non plus de toute l'histoire des ces grande figures de gauche qui ont payé leur engagement politique par des années de prison (les plus connus : Michel Kilo, Goeges Sabra... grand nombre d'écrivains...) et qui aujourd'hui ne se trouvent ni soutenus par les Russes, ni par l'occident (USA, France... car de gauche).

Ce que vivent les Syriens est déjà suffisement dramatique pour que d'autres viennent y détourner leur objet et leur lutte. Sans compter que c'est croire à une naïveté et une incapacité de leur part. Bien sûr, il y a des faiblesses, des bavures comme partout. Sachons reconnaître que la lutte des Syriens vient bousculer fortement nos politiques nationnales, prétendues à gauche - réellement à droite !

Marianne ne parle que d'un clan islamiste et analyse tout le conflit sous cet angle. Cela relève de stratégies politiques (fantasmes purement français) qui resteraient à discuter. La plupart des artistes et intellectuels syriens alaouites, chrétiens et duzes sont bien évidement contre ce régime.

La lutte du peuple syrien ne devrait faire aucun doute et devrait être fortement revendiqué du côté des populations qui se déclarent Indignées, car la France a une responsabilité dans cette question, soutien à la famille Assad, Chirac le seul chef d'état du clan occidental à être venu à l'enterrement du père... Puis double soutien à Bachar invité en 2008, puis en 2010... Ça ne suffit donc pas ?

Il faut comprendre que la Syrie est l'enjeu d'un conflit entre l'Iran et les pays du Golfe (Arabie en tête... pays soutenu par l'Occident).

Les opposants syriens sont très conscients de cela. L'exemple de l'Irak et du Liban est très présent dans les mémoires. La lutte d'aujourd'hui pour la démocratie en Syrie est bien celle d'une volonté de liberté, de n'être inféodé ni dans un clan ni dans l'autre, mais sans devoir en pâtir comme c'est le cas aujourd'hui au Liban. La revendication de liberté passe par la naissance d'une société civile pour mettre en place des nouvelles structures.

Cette lutte sera longue et très dure car personne parmi les grandes puissances ne souhaite voir ce pays comme vraiment libre, pas même la France (qui joue en permanence sur les deux tableaux en fonction de ses intérêts, mais dont le plus grand intérêt est d'affaiblir la région pour la rendre dépendante). Dans les clans des opposants sont présents toutes ces références et subtilités historiques (des différentes parties de la gauche) passant par les influences énoncées plus haut. C'est pourquoi nous devons reconnaître que l'opposition n'est pas unifiée et que, bien entendu, elle est plurielle.

À notre niveau et au regard de ceci quel est le positionnement des Indignés ? dénoncer le double jeu de nos politiques qui consiste finalement à affaiblir ? À rendre la Syrie handicapée ?... Réclamer une transparence politique ? (J'ai entendu dernièrement Hala Qodmani (journal Libé) dire que les Occidentaux ne veulent pas parler avec les Russes qui, bien évidemment, veulent aussi garder leur influence. Il y a un traitement politique que la France (le clan Occident) refuse d'apporter. Cf. l'article du Guardian. (Pour ma part, je l'entends, mais je n'en sais pas plus, il faut des connaissances politiques pour distinguer les nuances). Pourquoi ne pas rencontrer cette femme ? Faire parler les opposants sur « la pluralité » et discerner la cohérence de leurs démarches nécessairement plurielles, puisqu'en recherche, en avancée, en plein conflit ? Évoquer la question de la zone d'exclusion que l'Occident ne veut pas entendre ? Avoir les épaules assez larges et solides pour rentrer dans ces questions ?

Si l'on veut se définir, il faut se situer dans un positionnement large et universel et savoir critiquer les questions nationales ET internationales.

Jean-Jacques M’µ

http://blogs.mediapart.fr/blog/jjmu/140812/les-convergences-d-ignorances-volontaires-exemple-de-la-syrie?onglet=commentaires#comment-2425064

 

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 23:35

Depuis plusieurs semaines, on ne compte plus le nombre de manifestations en Espagne, au Japon, en Israël ou encore au Québec. Vaste territoire habité par 120 millions de personnes, le Mexique fait aussi partie de ces pays en révolte. En effet, de Cancún à Guadalajara en passant par l'État du Yucatán, Mexico, et même les capitales étrangères, les manifestations se multiplient depuis le début du mois de juillet. La « Méga marche pour une démocratie authentique » du 22 juillet a réuni plus de 100 000 personnes dans le centre-ville de Mexico. Largement minimisées, voire ignorées par la plupart des médias occidentaux, ces protestations de masse contre la victoire d'Enrique Peña Nieto à l'élection présidentielle du 1er juillet ne sont pas prêtes de faiblir d'ici au 1er décembre prochain, date à laquelle Enrique Peña Nieto sera officiellement investi si le Tribunal électoral fédéral valide l'élection malgré les multiples preuves de fraude.

L'élection présidentielle du 1er juillet 2012 a vite été contestée par une grande partie de la population mexicaine. Ce qui est sûr, c'est qu'elle a mis fin à douze années de règne du Parti d'action nationale (PAN, droite) en plaçant sa candidate, Josefina Vázquez Mota, à la troisième place avec 25.4% des voix. La controverse a donc porté sur le résultat d'Enrique Peña Nieto, le candidat du Parti révolutionnaire institutionnel (étrange oxymore soit dit en passant), qui aurait remporté cette élection avec 38.14% des voix, soit près de 7 points de plus que son adversaire du Parti de la révolution démocratique (PRD, gauche), Andrés Manuel López Obrador. Quelques heures après l'annonce des résultats officiels, López Obrador les a qualifiés de « frauduleux » et a demandé un recomptage des voix. Loin de ramener le calme après une campagne électorale agitée, notamment par les enjeux de sécurité intérieure, l'annonce des résultats fut l'élément déclencheur de mouvements sociaux de masse pour la défense de la démocratie.

« No a la imposicion ! »

Les élections de 2012 ne sont pas les premières à pousser les Mexicains dans les rues contre ce qu'ils appellent « l'imposition » du candidat de tel ou tel grand parti politique lié à l'oligarchie mexicaine. En 1988 déjà, le PRI et son candidat Carlos Salinas de Gortari avaient miraculeusement remporté les élections face à Cuauhtémoc Cárdenas, fondateur du PRD, après une « défaillance » du système informatique alors que celui-ci s'apprêtait à mettre fin à cinquante-neuf ans de mainmise du PRI sur la présidence. Les élections de 2006 ont constitué un autre cas de fraude aussi flagrant. Alors que l'oligarchie avait aisément supporté la victoire du PAN en 2000, après plus de soixante-dix années de règne du PRI, il lui était insupportable de laisser gagner López Obrador lors des élections de 2006. Ce dernier menaçait en effet ses privilèges puisqu'il voulait mettre en œuvre des politiques en faveur des pauvres. Alors que López Obrador était bien parti pour gagner les élections, la tendance s'est finalement inversée en faveur de Calderón (PAN), qui a gagné avec une avance de 0.56 point ! Cette grossière tricherie a provoqué l'insurrection de toute la gauche qui a bloqué le centre de Mexico pendant six semaines pour faire annuler l'élection, en vain.

Une campagne électorale corrompue par les médias

S'agissant des élections de 2012, la violation de la démocratie a commencé dès le début de la campagne électorale. Le principal problème ? L'attitude antidémocratique des médias dominants, et en particulier du duopole des chaînes privées Televisa et Azteca. Une enquête du quotidien britannique The Guardian a révélé que Televisa avait perçu d'importantes sommes de la part du PRI pour lui donner une image « nouvelle » et faire oublier de longues décennies calamiteuses au pouvoir. On comprend mieux l'évidente partialité de la chaîne à son égard, celle-ci n'hésitant pas à se positionner constamment en sa faveur et à relayer de fausses informations au sujet de López Obrador, quand il ne s'agissait pas de l'accuser de « populiste » ou de vouloir imposer le modèle cubain au Mexique.
En plus de ses sommes importantes versées à la chaîne, Peña Nieto avait tout pour plaire aux élites économiques mexicaines et aux médias : homme jeune au mariage médiatisé avec une actrice de Telenovela, béni par le Pape à Rome, gouverneur de l'État de Mexico jusqu'en 2011, candidat d'un parti centriste appartenant à l'Internationale socialiste et qui fait sienne l'idéologie néolibérale, Peña Nieto représentait le seul capable d'empêcher López Obrador d'accéder au pouvoir, le PAN étant largement discrédité après douze ans d'échecs au pouvoir (et notamment à propos de la « guerre contre le trafic de drogues » qui a fait plus de 60 000 morts ces cinq dernières années).

Cette confiscation du débat démocratique par les médias a vite été contestée par les étudiants du mouvement « # Yo soy 132 » (« Je suis le 132e »). Celui-ci s'est formé le 11 mai dernier à l'occasion d'une manifestation organisée contre la venue de Peña Nieto à l'Université ibéroaméricaine de Mexico et contre le duopole médiatique. Le nom même du mouvement provient d'une vague de solidarité à l'égard d'une vidéo où cent trente et un manifestants présentaient leurs cartes d'étudiant en réponse au mensonge de Peña Nieto qui les avait qualifiés de « faux étudiants ». Chaque nouveau soutien se présentait alors comme étant le « 132e ». Le mouvement, qui s'est allié avec les mobilisations étudiantes québécoises et chiliennes, fut rapidement rejoint par des étudiants d'universités publiques et privées. Ces jeunes issus principalement de la classe moyenne ont tenté, avec un certain succès, de répéter le « printemps arabe » (selon leurs propres mots) en organisant notamment des occupations de places. La jeunesse mexicaine a d'ailleurs réussi à ébranler sérieusement le duopole de l'information grâce aux réseaux sociaux. Même si le mouvement n'a pas directement soutenu López Obrador, il a clairement appelé à battre le candidat du PRI et s'est directement mobilisé après les résultats pour recueillir suffisamment de preuves d'une fraude massive afin de faire invalider les élections. Par ailleurs, « # Yo soy 132 » s'est attiré la sympathie de toutes les catégories opprimées (à l'instar des ouvriers et des homosexuels), renforçant ainsi sa légitimité.

Un PRI converti à la démocratie après tant d'années de dictature ?

Dans la droite ligne de son parti qui contrôle la moitié des États mexicains et dont les méthodes de voyous sont aujourd'hui de notoriété publique (après l'organisation systématique de fraudes électorales durant le 20e siècle, quand le président n'était pas désigné par son prédécesseur), Peña Nieto fait l'objet de multiples accusations de violation de la loi électorale de la part de « # Yo soy 132 » et de López Obrador. Ce dernier a d'abord réuni les preuves que le PRI a dépensé entre dix et treize fois plus que montant limite légal de campagne. De plus, il accuse le PRI d'avoir directement acheté cinq millions de voix, ce qui fausserait totalement les résultats des élections puisque son avance officielle n'est que de trois millions de voix. Si l'on en croit les recomptes citoyens effectués par le site « YoSoyAntiFraude » (« Je suis contre la fraude »), les scores de deux candidats seraient pratiquement inversés, à savoir 38.8% pour M. López Obrador et 32.3% pour Peña Nieto ! L'équipe de López Obrador a réuni des documents prouvant que tout cet argent, suspecté de provenir du trafic de drogues, a été transféré entre des entreprises de façade pour acheter des cartes de débit prépayées, d'une valeur totale de 108 millions de pesos (6.7 millions d'euros). Ces fameuses cartes de débit prépayées sont une des principales sources d'indignation des citoyens mexicains, car elles corrompent le vote : distribuées par milliers dans des circonscriptions très pauvres, elles ne sont activées qu'en cas de victoire et permettent d'acheter dans les supermarchés de la chaîne Soriana, laquelle a d'ailleurs maladroitement conservé la ligne « PRI » sur ses tickets de caisse. « YoSoyAntiFraude » a également regroupé des cas de fraude informatique (quand la personne chargée d'entrer les résultats du bureau de vote les modifie grossièrement). Enfin, le seul droit de vote de nombreux citoyens a été violé de multiples façons : assignation dans un bureau de vote lointain de l'habituel, décision officielle de mettre à la disposition des électeurs dans l'isoloir des crayons à papier pour qu'ils cochent le nom de leur candidat, intimidations et violences physiques. Les preuves de fraude ne manquent donc pas. D'ailleurs, López Obrador a envoyé le 17 juillet dernier une contestation judiciaire réclamant l'annulation de l'élection présidentielle au deuxième plus haut tribunal électoral du Mexique, le Tribunal électoral fédéral.

Des intérêts particuliers inconciliables avec la volonté générale

Pour l'instant, il est difficile de dire quel sera l'aboutissement de la procédure, d'autant plus qu'en cas d'annulation, l'oligarchie mexicaine aurait trop à perdre. Car c'est là que se situe l'enjeu principal : la classe dirigeante mexicaine, qui a tiré tant de profits des politiques néolibérales et de la prétendue « guerre contre le trafic de drogue », peut-elle s'incliner devant la souveraineté populaire ? López Obrador, bien que plus modéré que ses camarades socialistes sud-américains Hugo Chávez et Rafael Correa, veut tout de même rompre avec les politiques néolibérales menées par le PRI et le PAN depuis plusieurs décennies. Il est très populaire dans les classes les moins favorisées des zones rurales ou urbaines marginalisées. En 2012 il a aussi obtenu le soutien des petites et moyennes entreprises et des commerçants qui souffrent terriblement des monopoles privés qui dominent le pays depuis la vague de privatisations. Il n'est alors pas étonnant que l'oligarchie mexicaine fasse tout pour propulser Peña Nieto au pouvoir, lui qui a promis de continuer les politiques de libéralisation économiques de la droite qui ont accru les inégalités et la pauvreté, le Mexique étant devenu le second pays le plus inégalitaire de l'OCDE et habité par 52 millions de personnes (46% de la population) vivant officiellement sous le seuil de pauvreté.

Peña Nieto, candidat officiel des Etats-Unis

Comme souvent lorsqu'il s'agit d'élections en Amérique latine, les intérêts des États-Unis sont portés par le candidat de l'oligarchie. Les enjeux sont à peu près les mêmes à chaque fois : d'une part, le contrôle du commerce continental et des ressources pétrolières, et d'autre part, la militarisation du continent pour assurer une hypocrite « guerre contre le trafic de drogue » initiée par George W. Bush et pérennisée par Barack Obama. Cette « guerre contre le trafic de drogue » peut être qualifiée « d'hypocrite », car les États-Unis n'ont aucun intérêt à l'arrêter, bien au contraire. Selon le rapport d'une commission de l'ONU contre les drogues et le crime, la grande majorité de l'argent du trafic de drogues est blanchi par les six plus grandes banques des États-Unis. De plus, le trafic de drogues est vital pour leur politique étrangère puisqu'ils l'utilisent comme prétexte pour déstabiliser le continent puis y créer des bases militaires partout. C'est exactement ce qu'ils font en Amérique centrale et plus précisément au Mexique depuis plus de cinq ans, notamment via l'"Initiative de Mérida" initiée par l'administration Bush en 2007 puis prolongée par l'administration Obama dans le cadre de la campagne des Etats-Unis contre le trafic de drogues. Censée être un plan d'aide de près de 2 milliards de dollars, l'initiative ne profite que très peu aux pays bénéficiaires. En effet, la grande majorité des fonds ne sortent même pas des Etats-Unis puisqu'ils permettent de financer l'entretien, la modernisation et l'accroissement de leurs forces militaires sur place. Peña Nieto a bien compris ces enjeux puisqu'il compte renforcer l'ALENA et la militarisation du pays avec l'aide des États-Unis. On saisit donc bien pourquoi ces derniers n'ont pas intérêt à ce que le Mexique bascule dans le camp anti-impérialiste avec l'arrivée de López Obrador à sa tête.

C'est parce que « #Yo Soy 132 » n'hésite à poser ouvertement les problèmes structurels du pays que sont la pauvreté, la corruption, le capitalisme mafieux, la violence effrénée, la récession économique, le contrôle de l'information et l'indépendance nationale, qu'il retire chaque jour de la résignation habituelle des milliers de citoyens de tous les milieux sociaux et que la mobilisation sociale ne semble pas arriver à sa fin ; chose que la classe dirigeante mexicaine était loin d'anticiper.

 

Sarah MASSON

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No Pasaran la FM et le blog - dans Politique Internationale
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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 17:45
 
Pour un nouveau siècle américain est un think thank, une oragnisation bénévole d’éducation, dont le but aura été de promouvoir le leadership mondial des USA. Certains disent qu'un Think Thank est un mot qui sent bon le Proter & Gamble pour dire en fait ramassis de vieilles ordures. A chacun son analyse et ses mots ... Cet organe sera actif de 1997 à 2006.
Dès le 26 janvier 1998, les membres de cette organisation appelleront, dans une lettre ouverte Bill Clinton, en plein Monicagate(rie), à mener une campagne en Irak pour renverser Saddam Hussein.
 
En 2000, ces éminents et respectables analystes rédigent un rapport sur la stratégie militaire intitulé « Rebulding America’s Défenses » ou "Reconstruire les défenses de l’Amérique » . traduit par ReOpen911.
Ce rapport fait suite à 2 études commandées par le Congrès qui concluaient en 1997 que le budget de défense allait continuer de baisser au mieux stagner. Depuis la chute du Mur de Berlin en 1989 et de l’effondrement du bloc communiste, les budgets colossaux alloués à l’armée n’avaient plus lieu d’être.
 
Qui retrouvons nous dans ce «Pour un nouveau siècle américain":
 
- Donald Rumsfeld a été de 1975 à 1977, le plus jeune Secrétaire d’Etat Américain à la Défense mais également le plus âgé quand il réintégrera cette fonction de 2001 à 2006 sous Bush. Il sera ambassadeur de l’OTAN à Bruxelles durant 2 ans sous Nixon puis Secrétaire Général de la Maison Blanche sous Gérald Ford où il aura pour adjoint … Dick Cheney.
En 1983, Romsfeld se rend en Irak alors en guerre avec l’Iran et il rétablit les relations diplomatiques avec Sadam Hussein avec qui il liera une relation amicale et confiante ... Il quittera temporairement la politique pour s’essayer au monde des affaires.
Il dirigera le groupe pharmaceutique SEARLE, l’inventeur du très controversé Aspartame. L’agrément de l’édulcorant sera obtenu quand Romsfield sera à la Maison Blanche. La vente de SEARLE à MONSANTO lui rapportera par la suite plus de 12 millions de dollars. On retrouvera également Rumsfeld dans l’affaire du TAMIFLU utilisé dans le traitement de la grippe aviaire. Cet antiviral était développé par Gilead Sciences dont Rumsfeld était président du Conseil d’Administration. Le ¨Pentagone passera pour 58 millions de dollars de commande.
Bush verra en Romsfeld pendant très longtemps comme un rival, ce qui lui vaudra une longue traversée du désert en politique. Ce n’est que grâce aux conseils de son vieil ami Dick Cheney, qu’il sera nommé à la tête du Pentagone en 2001 par George W. Bush. Rumsfeld sera chargé d’organiser la guerre contre le terrorisme en Afghanistan. Il aura pour adjoint Paul Horowitz avec qui il jouera un rôle prépondérant dans la guerre en Irak. Romsfeld fera également modifier la législation américaine de manière à rendre légale la torture quand elle est pratiquée sur des suspects en matière de terrorisme.
On retrouve également Rumsfeld dans l'affaire Winkler. L'armée sera accusée de financer  jamborees des Boys Scout Of America alors que ce mouvement discrémine ouvertement les athées, agnostiques et homosexuels. Un cour américaine reconnaîtra en 2005 que le financement se fait en violation du 1er amandement mais cela sera invalidé en 2007 en Cour d'Appel. Les jamborees continueront à être financés par l'armée.        
 
 
- Paul Wolfowitz sera quand à lui, trotskiste durant ses jeunes années. Il ne le restera pas longtemps et en 1977, il rejoint le Pentagone. On le retrouve de 1989 à 1993 Sous-Secrétaire d’Etat à la Défense de Dick Cheney. Il sera chargé entre autre de définir une nouvelle stratégie et organisation de la force militaire américaine au sortir de la guerre froide. En 1991, il financera la première guerre du Golf. En 2001, il devient Secrétaire Adjoint à la Défense et sera un des fers de lance pour l’invasion de l’Irak dès le lendemain des attentats du 11 septembre. Wolfowitz est considéré comme étant un des néo-conservateurs les plus radicaux. En 2005, il devient pour ses qualités humanitaires reconnues, président de la Banque Mondiale, censée aider au développement des pays les plus pauvres … Il s’y entourera de collaborateurs venant du Pentagone et de la Maison Blanche. Il devra quitter en 2007 son poste suite à différents scandales.
- Norman Podhetrz  un des fondateurs du PNAC et père spirituel du Néo-conservatisme  recevra en 2004, la médaille présidentielle pour la liberté, la plus haute distinction que le gouvernement américain puisse faire à un civil. En 2007, ce monsieur a été nommé "Gardien de Sion" par l'Université Bar Ilan de Tel Aviv, le titre le plus prestigieux décerné à un étranger par Israël.Il a fait également partie du Comité de Soutien de l’Institut bruxellois Turgot  qui se veut être le cercle francophone de réflexion libérale.
 
- Quand à Dick Cheney, il sera le très influent 45ème Vice-Président des Etats-Unis et il aura une influence majeure dans l’administration Bush. Cheney est de la famille du président américain Harry Truman. Cheney a commencé sa carrière politique directement au sein de la Maison Blanche sous Nixon. Cheney sera ensuite Secrétaire Général de la présidence du président Gérald Ford. A ce moment, il se distingue entre autre avec Donald Rumsfeld, alors Secrétaire à la Défense, en s’opposant à la politique d’apaisement d’Henri Kissinger.
Cheney a refusé de voter en faveur d’un jour férié en hommage à Martin Luther King alors qu‘il a voté contre l‘imposition de sanctions économiques à l‘Afrique du Sud ou sévissait encore l‘apartheid. Il s’opposera par contre à la création du Département Fédéral d’Education. Les priorités de ce monsieur ne sont clairement pas sociales.
On le retrouve également bien placé dans l’administration Bush père où il devient en 1989, Sécrétaire d’Etat à la Défense. Il supervisera l’opération « Tempête du désert », la première guerre en Irak, ce qui lui vaudra la médaille présidentielle de la liberté.
Durant les années Clinton de 1995 à 2000, Cheney dirigera Halliburton, un géant mondial de la fourniture de services pour l’industrie pétrolière et gazière. Halliburton et sa filiale KBR bénéficieront de très gros contrats en Irak sans être passé par la case appel d’offre. Il y sera également question de surfacturations à l’armée. En 2010, Haliburton payera 250 millions de dollars pour mettre fin à la plainte du Nigéria pour corruption contre Cheney et ses sbires.
En 2000, Cheney rejoint le Jewish Institute for National Security Affairs (JINSA). Cet institut a pour principale mission la défense d’Israël et rejette tout processus de paix entrainant la création d‘un Etat Palestinien. L’Institut affiche néanmoins une mission de promotion de la démocratisation du Moyen-Orient . Dans ce groupe, on retrouve Jay Garner surnommé « le shérif de Badgad » qui sera premier administrateur de l‘Irak avant d‘être destitué … Peut de temps après, Cheney devenait le 20 janvier 2001, le 46ème vice-président des USA. Il accompagnera Bush jusqu’à la fin de sa mandature.  
           
 
Certain n’ont pas hésité à comparé le rapport du Think Thank à un véritable programme politique . Il y est clairement question de maintenir la supériorité nucléaire américaine, de procéder à des embauches massives dans l’armée, de repositionner les bases américaines et pas mal d’autres trucs va-t-en guerre.
Toutes ces infos sont publiques et disponibles pour ceux qui souhaite juste prendre un peu de temps pour comprendre ce qui se passe vraiment. Mes liens et sources n’ont rien de révolutionnaires, je ne fais qu‘un travail de synthèse documentaire.
   
Ce document fera polémique. Helen Cadilcott, militante anti-nucléaire et médecin australien, n’hésitera pas à comparer ce rapport à « Mein Kempf » et que la seule différence est qu‘« Hitler n’avais pas d’arme nucléaire ». Elle affirme que « C’est le document le plus effrayant que je n’ai jamais lu de ma vie. » . Il est tout de même intéressant de savoir que ces personnes envisagent une dictature militaire mondiale. Il y est également dit que pour tout que cela se mette en place, il est indispensable d’avoir un élément catastrophique et catalyseur « comme un nouveau Pearl Harbor ».
 
Tiens, nous retrouvons ici les amateurs de la « Théorie du Choc » si bien expliquée par notre chère Naomie Klein. Podhoretz n'hésitera pas à clairement dire dans une interview très intéressante à lire "Quiconque se penche sur le défi de la quatrième guerre mondiale qui a débuté le 11 septembre 2001, comprend qu'il n'y a qu'une seule option: adopter les idées néoconservatrices ou perdre la guerre."

Stéphanie MARTHELY - Plume Citoyenne
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Attentat du 11 septembre sur le Pentagone. Le grand public ne verra pas de vidéo de l'attaque terroriste contrairement à l'attaque des Tours Jumelles. Pour accéder à la version intégrale VF de"Reconstruire les défenses de l'Amerique" cliquez sur l'image ci-dessus.
  
 
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